Quels sont les différents chémotypes du romarin ?

En fonction du biotope dans lequel la plante évolue, le romarin officinal (Rosmarinus officinalis) se décline classiquement en trois variétés chémotypales (ou chimiotypes), chacune possédant une composition chimique et des propriétés thérapeutiques spécifiques.

Voici les trois principaux chémotypes identifiés dans les sources scientifiques :

Romarin officinal à cinéole (Rosmarinus officinalis CT cineoliferum) :

  • Composé majoritaire : Riche en 1,8 cinéole.
  • Origine géographique : On le retrouve principalement au Maroc et en Tunisie.
  •  Propriétés : Il possède les propriétés anti-infectieuses les plus marquées et est spécifiquement indiqué pour les affections pulmonaires et respiratoires (bronchite, otite, rhinopharyngite). Il a également une action tonique musculaire.

Romarin officinal à verbénone (Rosmarinus officinalis CT verbenoniferum) :

  •  Composés majoritaires : Riche en acétate de bornyle et en verbénone.
  •  Origine géographique : Il est cultivé en Corse.
  •  Propriétés : Ce chémotype est réputé pour son action sur la sphère hépato-biliaire, étant considéré comme dépuratif et décongestif du foie.

Romarin officinal à camphre (Rosmarinus officinalis CT camphoriferum) :

  •  Composé majoritaire : Riche majoritairement en camphre.
  •  Origine géographique : Il est issu du sud de la France (Provence) et de l’Espagne.
  •  Propriétés : Son action est principalement axée sur la sphère neuromusculaire, avec des vertus myorelaxantes et décontracturantes.

Bien que ces trois profils soient les plus courants, les sources scientifiques précisent que d’autres nuances chémotypales peuvent être produites à travers le monde selon les conditions de culture.

Laisser un commentaire

Retour en haut

En savoir plus sur Plantes Aromatiques Pro

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture