Romarin : Plants de Romarin en vente pour les professionnels
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Romarin : Plants de Romarin
10000 Plants de Romarin Officinal

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Romarin : Plants de Romarin
10000 Plants de Romarin Officinal – Bio

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Romarin : Plants de Romarin
1500 Plants de Romarin Officinal

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Romarin : Plants de Romarin
1500 Plants de Romarin Officinal – Bio

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Romarin : Plants de Romarin
5000 Plants de Romarin Officinal

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Romarin : Plants de Romarin
5000 Plants de Romarin Officinal – Bio

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Romarin : Plants de Romarin
Plant de Romarin Abraxas – Rosmarinus officinalis

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Romarin : Plants de Romarin
Plant de Romarin AbraxMaxx – Rosmarinus officinalis

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Romarin : Plants de Romarin
Plant de Romarin Blue Winter – Rosmarinus officinalis

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Romarin : Plants de Romarin
Plant de Romarin Britania – Rosmarinus officinalis

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Romarin : Plants de Romarin
Plant de Romarin Britania Compact – Rosmarinus officinalis

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Romarin : Plants de Romarin
Plant de Romarin Riviera Bush – Rosmarinus officinalis

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Romarin : Plants de Romarin
Plant de Romarin Riviera Compact – Rosmarinus officinalis

Voici une synthèse complète des informations techniques et agronomiques concernant le romarin (Rosmarinus officinalis), structurée sous la forme d’un article pour guider sa plantation et son exploitation agricole.
Le Romarin : Guide de Culture et d’Exploitation Agricole
Le romarin, membre de la famille des Lamiacées, est un arbrisseau buissonnant vivace et persistant, emblématique des paysages méditerranéens. D’une hauteur variant généralement de 0,50 à 1,50 m, il peut atteindre jusqu’à 1,80 m selon les variétés et les conditions de culture. Appelé localement « herbe-aux-couronnes » ou « encensier », il représente aujourd’hui une culture pilier pour la diversification agricole, notamment en raison d’un marché où la demande est supérieure à l’offre.
1. Variétés et Chémotypes : Une Identité Chimique Unique
Le romarin présente une grande variabilité biochimique appelée chémotype (CT), qui dépend directement du biotope (sol, climat, altitude). Pour une exploitation professionnelle, le choix du chémotype est crucial car il détermine l’usage final (thérapeutique ou culinaire) :
- CT à cinéole (1,8-cinéole) : Principalement retrouvé au Maroc et en Tunisie.
- CT à verbénone (acétate de bornyle et verbénone) : Typique des cultures en Corse.
- CT à camphre : Majoritaire dans le sud de la France (Provence) et en Espagne.
Le catalogue horticole propose également de nombreux cultivars aux ports variés, tels que le ‘Mrs Jessopp’s Upright’ (très rustique et vigoureux), le ‘Tuscan Blue’ (très parfumé) ou encore le romarin Corse rampant, idéal comme couvre-sol.
2. Implantation et Exigences Agronomiques
Le romarin est une plante héliophile qui exige des milieux ensoleillés et chauds.
- Nature du sol : À l’état sauvage, il affectionne les terres pauvres, sèches, légères et calcaires. En culture, il s’avère très rustique et capable de s’adapter à presque tous les types de sols, y compris acides.
- Calendrier de plantation : La mise en terre s’effectue idéalement durant les saisons intermédiaires (printemps ou automne). Dans les régions aux printemps humides, une plantation en sortie d’hiver (février-mars) est recommandée pour favoriser l’installation racinaire.
- Densité de plantation :
- En culture intensive, on préconise environ 10 000 plants/ha avec un espacement de 50 cm entre les plants.
- En système monorang (espacement de 1,50 m entre les rangs pour le désherbage mécanique), la densité est d’environ 12 000 pieds/ha.
3. Itinéraire Technique et Entretien
- Gestion de l’eau : Bien que résistant à la sécheresse, l’irrigation influence fortement les rendements. L’arrosage en goutte-à-goutte peut améliorer la marge directe de +66 % par rapport à une culture sèche. Toutefois, l’irrigation favorise la pousse des adventices et réduit la durée de vie de la parcelle (8 ans irriguée contre 11 ans en milieu sec).
- Fertilisation : Un apport annuel de fumure d’entretien est nécessaire. En culture sèche, on compte environ 30 unités d’azote et de phosphore et 40 de potasse ; ces doses sont augmentées en cas d’arrosage pour soutenir la biomasse.
- Désherbage : C’est le point technique le plus complexe, nécessitant entre 60 et 200 heures de travail par hectare et par an selon le mode de production (conventionnel ou bio).
- Santé du végétal : Le romarin est peu sensible, mais peut être touché par la maladie des bouts en crosse (Botrytis cinerea), qui provoque un jaunissement puis un brunissement des rameaux.
4. Récolte et Valorisation
- Période : La récolte peut avoir lieu toute l’année selon les besoins, mais la récolte « branche » est souvent réservée aux jeunes cultures de première année.
- Rendements au séchage : La teneur en humidité est d’environ 70 % à la récolte. Il faut 2,2 kg de matériel frais pour obtenir 1 kg séché. Pour obtenir uniquement des feuilles triées (sans tiges), le ratio monte à 4,5 – 6 kg de frais pour 1 kg de feuilles sèches.
- Transformation : Le séchage s’effectue généralement sur des claies (cadres grillagés) avec un système de ventilation. Le tri final (séparation des feuilles et sommités des tiges) peut être mécanisé à l’aide d’un sasseur.
5. Atouts Économiques et Écologiques
Le romarin est une composante majeure du Label Rouge « Herbes de Provence », dont il doit constituer 27 % du mélange. Outre son intérêt culinaire, il possède des propriétés phytothérapeutiques reconnues (stimulant, antispasmodique et hépatoprotecteur). Sur le plan écologique, c’est une excellente plante mellifère qui attire massivement les pollinisateurs, favorisant ainsi la biodiversité de l’exploitation.
En conclusion, l’exploitation du romarin offre une opportunité de diversification rentable et durable, à condition de maîtriser le compromis entre irrigation et longévité de la culture.