Basilic : Plants de Basilic en vente pour les professionnels

Le Basilic : Itinéraire Technique et Exploitation d’une « Herbe Royale »

Le basilic, membre éminent de la famille des Lamiacées, est une plante annuelle herbacée dont la durée de vie est inférieure à un an. Surnommé « herbe royale » ou « oranger des savetiers », il occupe une place centrale dans les exploitations de Plantes Aromatiques et Médicinales (PAM) en raison de sa forte demande commerciale et de sa grande diversité.

1. Une diversité variétale exceptionnelle

Le choix du cultivar est la première étape d’une exploitation réussie, car il détermine le profil aromatique et les débouchés (frais, sec ou transformé) :

  • Les classiques : Le Basilic grand vert, indispensable à la cuisine provençale, et le Basilic fin vert, réputé pour sa finesse.
  • Les typés : Le Basilic thaï aux notes épicées, le Basilic citron, ou le Basilic anis aux tiges pourpres.
  • Les originaux : Variétés aux parfums de cannelle, de réglisse, ou des types visuels comme le Basilic pourpre très décoratif.

2. Exigences agronomiques et implantation

Le basilic est une plante thermophile exigeante qui nécessite une gestion précise de son environnement :

  • Climat : Il craint impérativement le gel et doit être protégé des courants d’air. Son exposition idéale est ensoleillée, bien que dans les régions méridionales, une mi-ombre puisse être bénéfique pour limiter le stress hydrique estival.
  • Sol : Il s’épanouit dans un sol léger, riche en humus et parfaitement drainé, mais capable de rester frais.
  • Semis et Plantation : Le semis s’effectue de mars à mai (en caissette au chaud pour la plupart des régions) pour un repiquage ou une plantation entre mai et juin, une fois les risques de gelées écartés.

3. Itinéraire technique et entretien

Souvent qualifié de « diva », le basilic demande des soins constants pour optimiser son rendement foliaire :

  • Gestion de l’eau : C’est un « assoiffé » qui a un besoin en eau important. Technique culturale critique : il faut arroser au pied sans mouiller le feuillage pour prévenir les maladies fongiques.
  • Architecture de la plante : Pour favoriser une croissance buissonnante, il est impératif de pincer régulièrement les tiges au-dessus de deux paires de feuilles. Cette opération empêche également la montée à fleurs, qui se fait au détriment de la qualité aromatique des feuilles.
  • Nutrition : Un apport d’engrais équilibré (NPK) ou d’amendements organiques (compost) est nécessaire pour soutenir son développement rapide.

4. Récolte et valorisation

La récolte constitue le pic d’activité de l’exploitation :

  • Période : Elle s’étale de juin à septembre/octobre. Pour une conservation optimale des arômes, il est conseillé de récolter juste avant l’utilisation ou la transformation.
  • Transformation : Le basilic est la base du pesto ou du pistou (mélange broyé avec huile d’olive, ail et parmesan).
  • Séchage : Le basilic perd une partie de son humidité à la récolte (taux d’humidité entre 82 et 89 %). Le ratio moyen entre le poids frais et le poids sec est de 5 pour 1. Notez qu’une fois cuit, il peut perdre de son parfum et devenir amer.

5. Atouts écologiques et thérapeutiques

  • Protection des cultures : Agronomiquement, le basilic est un excellent partenaire pour la tomate, car il stimule sa production.
  • Biodiversité : C’est une plante mellifère qui, une fois en fleur, attire les pollinisateurs bénéfiques à l’équilibre global de l’exploitation.
  • Santé : En phytothérapie, il est utilisé comme sédatif, diurétique, antimicrobien et pour soulager les spasmes digestifs.

En conclusion, si le basilic exige une technicité élevée en matière d’irrigation et de taille, sa rapidité de croissance et sa polyvalence culinaire en font une culture pilier des exploitations de plantes aromatiques.

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